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La dépression saisonnière

Depuis quelques années, chaque automne, les magazines de santé et de bien-être parlent d’un trouble de l’humeur qui profite du manque de lumière naturelle pour faire son apparition : la dépression saisonnière. Plus médiatisée Outre-Atlantique qu’en France, la déprime hivernale, autrement appelée le blues de l’hiver ou encore la dépression automnale, est une maladie psychique qui se caractérise par trois aspects : ses symptômes dépressifs, sa période d’activité et sa récurrence annuelle. Selon les méthodes de calcul employées, 4 à 30 % de la population seraient touchés par la dépression saisonnière. Qu’est-ce que la dépression hivernale ? Comment l’éviter ou la combattre ? Faisons la lumière sur la déprime saisonnière.

  1. Le rôle de la lumière naturelle sur la santé
  2. Les symptômes d’un trouble affectif saisonnier ou TAS 
  3. Comment savoir si on souffre de dépression saisonnière ? 
  4. La Covid et la bipolarité aggravent-elles la déprime automnale 
  5. La luminothérapie pour vaincre la dépression hivernale 
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Le blues de l’hiver, ou quand le manque de lumière fait déprimer

La dépression saisonnière présente les mêmes symptômes que de nombreuses formes de dépression, auxquels s’ajoutent deux facteurs : la saison durant laquelle la maladie apparaît et sa récidive annuelle. Cette coïncidence avec les saisons où les jours raccourcissent et où le soleil se fait rare, pousse les chercheurs à croire que l’absence de lumière est une cause principale de la déprime hivernale.

Le rôle de la lumière naturelle sur la santé

En effet, la lumière du jour joue un rôle important dans le maintien en bonne santé. Elle permet de synthétiser des vitamines et des hormones ainsi que de réguler les rythmes biologiques, comme l’alternance des phases de sommeil et d’éveil. La vitamine D, les hormones comme la sérotonine, la mélatonine et la dopamine, sont essentielles pour rester en bonne santé :

  • La vitamine D participe au bon fonctionnement de nos défenses immunitaires et de notre tonus musculaire. Elle aide la communication nerveuse et favorise la production de sérotonine et de dopamine.
  • La sérotonine et la dopamine sont des hormones de bien-être, qui sont lâchées dans l’organisme en fonction des moments de la journée, et donc de la lumière reçue. La dopamine est sécrétée le matin. Elle est la source de la motivation, de l’entrain. C’est grâce à elle que notre énergie est mobilisée. La sérotonine est l’hormone libérée en début de soirée, et aussi à l’occasion d’une satisfaction quelconque. C’est l’hormone de la récompense, du respect, de l’estime de soi ! Elle entraîne un sentiment de bien-être, d’accomplissement, d’apaisement et prépare à un sommeil ressenti comme bien mérité.
  • Arrive, avec la nuit, l’hormone du sommeil : la mélatonine. Cette hormone permet à l’organisme d’entrer et de rester en phase de sommeil. Elle permet donc au corps de récupérer. En outre, un bon sommeil limite la production de l’hormone du stress : le cortisol. La mélatonine intervient aussi dans le sentiment de satiété, ce qui régule l’appétit en journée.

Les symptômes d’un trouble affectif saisonnier ou TAS

Il est parfois difficile de reconnaître les symptômes d’une dépression saisonnière. Avec la fin des vacances, le retour à l’école ou au travail, les belles journées ensoleillées qui se font rares, il est difficile de garder le moral. Cependant, entre ne pas se réjouir de reprendre le rythme métro-boulot-dodo et déprimer, il y a des différences.

En cas de déprime, on note :

  • une fatigue constante, qui pousse à dormir de façon excessive et sans réel soulagement,
  • un désintérêt pour toute forme d’activité ou de relation, avec qui s’installe un ennui général, une lassitude et un isolement social,
  • une absence de plaisir et donc de recherche de plaisir qui conduisent au repli sur soi, à la perte de libido et d’appétit (ou un recours à une alimentation déséquilibrée, trop riche en sucres), à l’arrêt des activités physiques ou artistiques,
  • un profond sentiment de désespoir que rien ne pourra améliorer, accompagné de tristesse et d’anxiété,
  • une dégradation rapide de l’estime de soi, favorisée par les symptômes précédents et l’incapacité de se soigner seul (et dans une certaine mesure par l’image collective négative attribuée à la dépression et aux personnes dépressives).

La dépression saisonnière peut-elle survenir en été ?

Certaines personnes souffrent de dépression saisonnière au printemps ou en été ! Dans ce cas, le manque de soleil n’est pas le facteur pathogène, ce sont les troubles liés à la chaleur et à une trop forte luminosité. Le recours à des médicaments, à une climatisation et à du repos loin de toute lumière forte est indispensable, en plus d’un suivi médical spécialisé.

Comment savoir si on souffre de dépression saisonnière ?

La dépression saisonnière n’est pas une petite baisse de forme passagère. Elle fait partie de la liste des troubles de l’humeur répertoriés et définis par le DSM 4, un manuel rédigé par l’association des psychiatres américains.

De nombreux tests en ligne permettent de faire le point sur son mal-être. Néanmoins, une consultation médicale est incontournable pour poser un diagnostic et mettre en place un traitement et un suivi en cas de dépression. La dépression est une maladie grave, à ne pas banaliser, minimiser, ni juger. En France, elle cause 9 000 morts par an.

La Covid et la bipolarité aggravent-elles la déprime automnale ?

De récentes études prouvent que les personnes bipolaires sont davantage atteintes par la dépression saisonnière et voient leurs phases d’exaltation ou de dépression se succéder plus rapidement et plus fréquemment lors de la saison automne-hiver.

Quant à la Covid, ses facteurs d’aggravation de la dépression saisonnière sont multiples. D’une part, l’épidémie du coronavirus a réclamé des confinements et de mesures sanitaires limitant les échanges sociaux et les activités de groupe. D’autre part, la maladie, en elle-même, provoque une grande fatigue et une peur de la contamination ou de la recontamination. Tous ces aspects exacerbent le moindre dérèglement, comme la baisse de luminosité, et perturbent la résistance aux troubles de l’humeur.

La luminothérapie pour vaincre la dépression hivernale 

Afin de rétablir les cycles biologiques, un apport quotidien de lumière à heure fixe est préconisé. En cela, la luminothérapie aide l’organisme à retrouver ses repères. Les lampes de luminothérapie délivrent une lumière d’environ 10.000 lux. Même si une journée ensoleillée d’été apporte jusqu’à 130.000 lux, une lampe de soin imitant la lumière naturelle sera toujours plus profitable qu’une journée d’hiver à 2 000 lux ou qu’une journée passée en intérieur à 500 lux.

La lumière captée par les yeux, grâce à la luminothérapie se transforme en influx nerveux qui communique au cerveau des informations sur le moment de la journée et donc qui lui donne des indications sur les moments où libérer les hormones nécessaires à l’équilibre physique et psychique.

Le lux est l'unité de mesure de l'éclairement luminneux. 

Vitamine D et autres traitements contre la dépression de l’automne

Des compléments alimentaires à base de vitamines et d’hormones peuvent aider à passer la période hivernale sans baisse de moral. Néanmoins, un suivi médical reste indispensable à l’approche de la période de dépression. Si un traitement médical est prescrit, une observance rigoureuse du traitement est indispensable.

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