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La lumière bleue due à l’utilisation des écrans est dangereuse pour notre santé visuelle. Il existe ainsi des protections pour diminuer l’impact de la lumière bleue sur nos yeux. Focus sur les conséquences de la lumière bleue sur nos yeux.

Les conséquences de la lumière bleue sur notre santé

Si la lumière bleue du jour est essentielle, en particulier dans le cycle circadien (alternance veille/sommeil), une surexposition via les LED a des effets néfastes sur la santé. De nombreuses études se sont penchées ces dernières années sur les conséquences de cette technologie sur notre organisme. Troubles du sommeil, effets sur les yeux à court et long terme, impacts sur la rétine provoquant une baisse de la vue… Les risques sont nombreux.

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Les effets sur la santé de l’exposition à la lumière bleue

La lumière bleue est la partie du spectre lumineux à la bordure des UV invisibles. Elle représente environ un tiers de la lumière visible que l’on reçoit. Nous y sommes donc exposés au quotidien, par le soleil. Mais elle est aussi émise par des sources lumineuses artificielles : ampoules et écrans (télévisions, ordinateurs, smartphones, etc.). La lumière bleue est-elle nocive ? Pourquoi la lumière bleue est-elle dangereuse pour notre santé ? On vous donne les éléments nécessaires pour tout savoir sur la lumière bleue et ses impacts sur notre vie.

Les LED, une technologie récente qui pose question

Les LED sont présentes dans de nombreux objets du quotidien, des phares de voitures aux smartphones. Si elles existaient uniquement en rouge, jaune ou vert jusque dans les années 90, la mise au point des premières LED bleues a permis de créer une lumière blanche utilisable dans l’éclairage. Avec une durée de vie inégalée et une bonne efficacité énergétique, leur utilisation s’est alors généralisée. Mais ces LED émettent une lumière intense riche en lumière bleue, et des questions se sont rapidement posées sur leurs conséquences pour la santé.

Les principaux effets de la lumière bleue sur la santé

L’effet principal de la lumière bleue naturelle (émise par le soleil) est sa contribution à la régulation de nos rythmes biologiques : les cycles du sommeil et de l’éveil. En effet, la régulation de ce cycle est assurée par des substances chimiques présentes dans la rétine. Ces photopigments ont une sensibilité maximale lorsqu’ils reçoivent une lumière bleu-vert. Ce sont eux qui transmettent à l’organisme l’information du moment de la journée.

Mais outre cette lumière bleu-turquoise qui contribue à la régulation de nos rythmes biologiques, la lumière bleue se compose aussi d’une lumière bleu-violet, plus proche des UV. C’est cette dernière qui semble la plus dangereuse pour les yeux. L’énergie qui atteint la rétine dans le cas de la lumière bleu-violet est plus forte que dans le cas de la lumière bleu-turquoise.

Dès les années 2000, des doutes sur les effets d’une surexposition via les LED surviennent. Et en 2010, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) publie une première expertise. Elle y soulignait déjà la toxicité pour la rétine de la lumière bleue.

Baisse de la vue à court et à long terme

Une équipe de l’Inserm a démontré en 2017 la phototoxicité des LED chez des rats. Les scientifiques ont mis en évidence que la lumière émise par les LED engendre deux phénomènes de mort cellulaire : l'apoptose et la nécrose. Or, en se nécrosant, une cellule endommage ses voisines. À l’image du capital soleil de la peau, les yeux auraient un capital lumière. Ce dernier, acquis à la naissance et non-renouvelable, correspond à l'ensemble des moyens de défense des yeux contre les effets néfastes de la lumière. Et ce capital serait fortement entamé par les LED. Cette perte irréversible de cellules rétiniennes peut conduire à une baisse de l’acuité visuelle. Mais ce mécanisme pourrait aussi favoriser la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA). Plusieurs autres études récentes corroborent ces résultats.

Chez les enfants le risque est encore plus grand puisque le cristallin de l’œil filtre le bleu avec beaucoup moins d’efficacité que chez les adultes et les personnes âgées.

Perturbation du rythme circadien et perte de sommeil

Une autre conséquence d’une surexposition à la lumière bleue est le dérèglement du cycle circadien. Puisque la lumière bleue transmet à l’organisme l’information du moment de la journée, une exposition à celle émise par les LED en soirée ou pendant la nuit envoie à notre corps une information erronée, lui faisant croire que c’est la journée. Et ces effets de perturbation des rythmes biologiques et du sommeil semblent avoir lieu même dans le cas d’une exposition très faible.

La lumière bleue, en perturbant le cycle circadien altère en plus la régulation du sommeil. D’après l’Anses, les études réalisées montrent un effet avéré de l’exposition à une lumière riche en bleu en soirée sur la latence à l'endormissement, la durée et la qualité du sommeil.

Limiter les effets de la lumière bleue

Il faut donc éviter l’exposition à une source de lumière bleue avant le coucher et pendant la nuit. Pour limiter les problèmes de vue, il faudrait réduire le temps passé devant les écrans et privilégier des éclairages de type « blanc chaud ». Dans ses recommandations mises à jour en 2019, l’Anses suggère de restreindre la mise sur le marché des dispositifs à LED trop riches en bleu en transposant les réglementations déjà existantes pour les lampes et luminaires.

Quelle protection contre la lumière bleue ?

Si certains équipements optiques permettent de filtrer efficacement la lumière bleue, c’est avant tout en prenant de bonnes habitudes d’utilisation des écrans que l’on se prémunit le mieux des risques qu’elle représente pour notre organisme et notre santé.

Filtres, lentilles et lunettes anti-lumière bleue

Pour contrer les effets négatifs de la lumière bleue, une myriade d’objets censés nous en protéger sont arrivés sur le marché ces dernières années : verres traités, lunettes de protection, écrans spécifiques, etc. Plusieurs marques proposent par exemple des lunettes dont les verres arborent un traitement filtrant. Ces verres présentent un reflet violet qui filtrerait la lumière bleue. De la même manière, certaines lentilles sont équipées d’un dispositif qui permettrait le blocage sélectif de la lumière bleue. Enfin, il est désormais relativement simple de se procurer un filtre anti-lumière bleue à apposer directement sur l’écran de son smartphone ou de son ordinateur.

Mais il n’existe pas aujourd’hui de données cliniques suffisantes pour affirmer leur intérêt pour la préservation de la rétine. L’Anses note en particulier leur absence d’action notable sur la préservation des rythmes circadiens, pour laquelle, dans le cas des écrans à LED, seule la diminution de la luminosité et de la température de couleur des écrans semble efficace.

Limiter les effets néfastes de la lumière bleue liés à l’utilisation des écrans

Les écrans sont devenus omniprésents dans notre quotidien. Ils sont même un outil de travail indispensable pour de nombreuses personnes qui passent plusieurs heures par jour les yeux rivés sur leur ordinateur, leur téléphone mobile ou leur tablette. Une bonne gestion du temps d’utilisation de ces appareils et des conditions dans lesquelles on les emploie est donc importante.
Lors de l’usage d’un outil numérique, il faut s’exposer autant que possible à la lumière naturelle. Il est de plus recommandé de faire des pauses régulièrement, idéalement toutes les 20 minutes. Et ce, même au travail. Enfin, il faut veiller à conserver une distance minimale entre nos yeux et notre écran d’au moins 50 cm.

Les risques liés à un manque de lumière bleue

La lumière bleue, bien que nocive si on y est abusivement exposé, joue également un rôle crucial pour notre santé. Le bénéfice potentiel des traitements permettant son filtrage doit donc être mis en balance avec de possibles effets délétères, soulignent certains spécialistes. Par exemple, le dérèglement de l’horloge biologique, l’altération de la perception des couleurs, la réduction de la sensibilité en vision de nuit, ou encore l’augmentation des cas de myopie, suspectés d’être favorisés par le manque de lumière violette lors de la croissance de l’œil. Une étude japonaise publiée en 2017 dans EBioMedicine montre en effet que la lumière violette supprime la progression de la myopie. Les lunettes et lentilles filtrant les UV et la lumière bleu-violet empêchent donc l’effet bénéfique de la lumière violette. Tout est question de dose et de quantité d’exposition.

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