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Cônes et bâtonnets : les photorécepteurs de l’œil humain

Les cônes et les bâtonnets sont des éléments clés de la vision. Ils permettent la transmission des couleurs pour les premiers et la vision à faible luminosité pour les seconds. Quelques pathologies touchent ces deux organes. Souvent d’ordre génétique, elles peuvent toutefois être atténuées en mettant en place certaines mesures de prévention. Quel est le rôle d’un cône ? À quoi servent les bâtonnets ? Quelle est la différence entre les deux ? On vous explique le fonctionnement des deux types de cellules de l’œil qui permettent la vision !

  1. Morphologie et structure des cônes et des bâtonnets
  2. Les pathologies liées aux cônes et aux bâtonnets
  3. Soigner les pathologies liées aux cônes et bâtonnets
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Cônes et bâtonnets, deux photorécepteurs clés de la vision

Les cônes et bâtonnets sont des photorécepteurs situés dans la rétine. Ils doivent leur nom à leur forme, conique pour les premiers et cylindrique pour les seconds. Leur rôle est déterminant dans le fonctionnement de la vision car ils transforment le signal électromagnétique de la lumière en signal nerveux.
Les cônes sont responsables de la vision centrale. Ce sont eux qui permettent de faire fonctionner la vision photopique, c’est-à-dire la perception des couleurs. Ils ont besoin d’une forte luminosité pour fonctionner. À l’inverse, les bâtonnets permettent la vision scotopique, la vision à faible luminosité. Ils sont aussi ceux qui détectent les mouvements. Il n’existe qu’un seul type de bâtonnets car ils ne détectent pas les couleurs. C’est pour cela que la nuit, nous ne percevons que des tons de gris.

Morphologie et structure des cônes et des bâtonnets

Anatomie du cône

De forme conique, les cônes sont situés sur la fovéa, au cœur même de la rétine. Ils sont entre 3 et 4 millions pour chaque œil mais ne représentent que 5% de l’ensemble des photorécepteurs. La fovéa est une petite zone de la rétine, d’un diamètre de 1,5 mm, située au fond de l'œil. Il existe 3 catégories de cônes renfermant des pigments différents : le bleu, le vert et le rouge.

Dans la rétine externe, chaque cône transmet les signaux émis par la lumière à une cellule bipolaire. À son tour, cette cellule transmet ces signaux à une cellule ganglionnaire située dans la rétine interne. C’est à ce moment précis que les images sont projetées sous la forme d’informations au cerveau.

Anatomie du bâtonnet

De forme cylindrique, les bâtonnets sont, comme les cônes, situés dans la rétine. Cependant, à la différence de ceux-ci, les bâtonnets se trouvent en périphérie de la rétine et non en son cœur. Leur nombre décroît en direction de la fovéa. Chaque rétine compte environ entre 92 et 100 millions de bâtonnets. Ils représentent 95% des photorécepteurs.

Les pathologies liées aux cônes et bâtonnets

Plusieurs pathologies peuvent toucher les cônes et les bâtonnets. Nommées dyschromatopsies, ces pathologies affectent la perception des couleurs. En général, la majorité d’entre elles sont héréditaires comme le daltonisme, mais d’autres sont liées à des traumatismes ou à un décollement de la rétine.

  • Le daltonisme : il s’agit d’une anomalie héréditaire de la perception des couleurs. Les personnes daltoniennes confondent les paires de couleurs, généralement le vert et le rouge. Par exemple, si les cônes rouges ne fonctionnent pas correctement, il sera difficile de distinguer les nuances de rouge. Le cerveau ne reçoit pas le signal de la longueur d’onde correspondante.
  • La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) : elle est la conséquence de l’altération progressive de la macula qui se trouve au cœur de la rétine. Cette pathologie cause une dégradation de la vision dans cette zone où la perception des couleurs est à son maximum. Plus une personne avance en âge, plus le risque de DMLA est important. C’est d’ailleurs le trouble visuel le plus fréquent dans le monde.
  • Les rétinites pigmentaires : ce trouble de la vision est une maladie génétique affectant la rétine. Il est dû à un dysfonctionnement des cônes et bâtonnets causé par une mutation génétiques. Cette pathologie peut être héréditaire ou liée à une nouvelle mutation. Elle apparaît généralement à l’enfance ou l'adolescence mais peut aussi se manifester à l’âge adulte.

  • Le rétinoblastome : il s’agit d’une pathologie rare, ne touchant qu’une personne sur 20 000. Le rétinoblastome est une maladie génétique se manifestant avant l’âge de 5 ans.

  • L’achromatopsie : cette maladie rare affecte le fonctionnement des cônes. Une personne atteinte d’achromatopsie voit son acuité visuelle réduite grandement. Elle ne peut plus voir les couleurs et ne perçoit plus que des nuances de gris.

Prévenir et soigner les pathologies liées aux cônes et bâtonnets

Les pathologies liées aux cônes et bâtonnets étant dans la majorité des cas héréditaires, il peut être compliqué de prévenir leur apparition. Cependant, il est possible de ralentir leur progression en mettant en place des traitements préconisés par des professionnels de la santé oculaire.

Pour préserver la santé des cônes et bâtonnets, il est conseillé de limiter le temps passé devant les écrans ou d’utiliser des systèmes de filtres anti-lumière bleue. En effet, la lumière bleue serait à l’origine de l’endommagement de l'épithélium pigmentaire, une couche de cellules située à côté des cônes et bâtonnets. Cette zone est indispensable à leur bon fonctionnement car elle permet d’éliminer les déchets qu'ils produisent.

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